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Le don ou la tentation de l'en-deçà
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Le marché semble constituer l’arrière-plan obligé et naturel de notre société. Faute de se confronter directement aux questions que la logique marchande nous pose, nombre de travaux en sciences sociales préfèrent regarder pudiquement ailleurs, soit du côté du quotidien, érigé en véritable sanctuaire de la socialité, soit du côté des interstices de la société, vécus comme des poches de résistance, soit, également, du côté du “don”... C’est cette stratégie d’évitement que nous nommons “la tentation de l’en-deçà”, c’est-à-dire l’espoir de trouver dans l’en-deçà du marché une réalité radicalement différente qui pourrait lui être opposée. L’article met en discussion les thèses de Jacques T. Godbout (en coll. avec Alain Caillé), “L’esprit du don”, La Découverte, 1992. Le don représente l’image inverse du marché et, à ce titre, possède une réelle portée heuristique, en ce qu’il révèle, par effet de contraste, les présupposés de la logique marchande. Plus discutable, politiquement, l’idée défendue par l’auteur que subsisterait, sous le marché et l’État, le système invisible du don et que ce système représenterait une alternative immédiatement effective. Ce texte a été publié dans la revue Futur antérieur, n°19-20, 1993/5-6, p. 89 à 94 (Les archives de Futur antérieur son accessibles sur le site de la revue Multitudes : multitudes.samizdat.net).
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L'ordinaire monétaire
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Notre société se caractérise comme une société de "consommation de masse" dans laquelle le recours à l’argent est devenu parfaitement banal, complètement routinisé. Peu d’activités échappent à cette monétarisation/marchandisation. Cet article interroge cet usage monétaire devenu ordinaire, ce recours à l’intermédiaire monétaire qui devient omniprésent dans nos réalités de vie. Que faut-il penser de cet envahissement, de cette colonisation par le médium monétaire de nos mondes vécus, ainsi que le formule Jürgen Habermas ? Le texte a été publié dans la revue Futur antérieur, n° 15, 1993/1, p. 136 à 153 (Les archives de la revue Futur antérieur sont accessibles sur le site multitudes.samizdat.net).
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La monétarisation des rapports sociaux
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En s’appuyant sur deux "événements" des années quatre-vingt, à savoir l’instauration d’un revenu d’existence par l’État (le Revenu Minimum d’Insertion) et le surendettement des ménages, l’article s’efforce d’interroger la place et la fonction de l’argent dans notre société. Il souligne que pour les générations de la période fordiste le rapport au travail et le rapport à la consommation étaient fortement liés (l’insertion dans la consommation s’effectuait en fonction de la progression des revenus salariaux). Le texte émet l’hypothèse que, pour les générations du post-fordisme, le rapport au travail et le rapport à la consommation se distendent dans la mesure où le rapport à l’argent (crédit, monétique, endettement...) s’érige en moment autonome et spécifique. Il a été publié dans la revue Futur antérieur, n° 9, 1992/1, p. 83 à 97 (Les archives de la revue Futur antérieur sont accessibles sur le site multitudes.samizdat.net)
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